Vendredi 21 mars 2008 5 21 /03 /Mars /2008 19:26

Qu’on ait supporté l’intervention américaine en Irak, ou qu’on l’ait rejetée pour telle ou telle autre raisons, il est indispensable aujourd’hui, après cinq années d’occupation, de dresser un bilan du passé et de dessiner les contours de demain.

A la fin de l’année 2002 et au début de l’année 2003, la question de l’intervention américaine contre le régime de Saddam Hussein a passionné le monde et l’a divisé entre la « Vieille Europe sage » et le « Nouveau monde excité ». Certains pays ont émis leur veto à la guerre, alors que d’autres se sont mobilisés pour la mener sans mandat de l’ONU. Ces divisions n’ont pas empêché l’Administration américaine de livrer la bataille et de la gagner, du moins dans son volet militaire. La dictature de Saddam Hussein a été renversée et l’Irak a connu plusieurs mois d’une accalmie sécuritaire qui a étonné tout le monde.

Ce n’est qu’après l’ouverture des frontières syro-irakienne et irano-irakienne devant les moudjahidin, venus de toutes parts pour mener le jihad contre l’occupant, à la solde de l’Iran et de la Syrie, que la situation s’est nettement dégradée. Tout le monde se souvient de l’ingérence de Téhéran en Irak par l’intermédiaire, entre autres, de « l’Armée du Mahdi » de Moqtada Sadr, et celle de Damas, qui a souvent reçu et armé les tribus d’Al-Anbar, qui a hébergé les lieutenants de Saddam et autres chefs du Baas irakiens, et qui a transformé l’aéroport de Damas en lieu de convergence de tous les islamistes et le territoire syrien en base de repli...

En août 2003, le siège de l’ONU a été pulvérisé à Bagdad, obligeant l’organisation internationale à quitter le pays, pour que le règlement de compte se déroule à huis clos. A l’époque, tout le monde parlait de « libanisation » de l’Irak, avec une similitude frappante entre la Mésopotamie et le Pays du Cèdre : le terrorisme soutenu et manipulé par la Syrie. Ce qui a accéléré la dégradation sécuritaire est sans nul doute l’erreur du gouverneur américain Paul Bremer, qui a dissout l’armée, envoyant des centaines de milliers de soldats et d’officiers, avec armes et bagages, dans les bras des organisations terroristes.

Mais curieusement, la dégradation dramatique de la situation et la transformation de l’Irak en un foyer actif qui a attiré les islamistes du monde entier, a inquiété les pays qui s’étaient farouchement opposés à l’intervention américaine. Certains Européens, foncièrement anti-américains, croyaient bon de piéger Washington dans le marécage irakien. Mais ils se sont réveillés et ont compris qu’une défaite américaine devant Al-Qaïda, Damas et Téhéran, impliquait non seulement les Américains, mais tout le monde occidental. Ils ont pris conscience qu’une telle issue allait se traduire, à terme, par une contre offensive extrémiste qui, avant de toucher le Continent américain, menaçait de balayer l’Europe, infestée par des banlieues truffées d’illuminés qui n’ont d’autres objectifs que d’imposer leur idéologie, y compris par le sang. Finalement, la « sagesse » de la « Vieille Europe » l’a emporté. Un retour en arrière étant impossible, et un retrait américain synonyme de défaite étant dangereux pour l’Occident, les Européens se sont mobilisés pour mieux gérer la situation et réduire les dégâts.

Certes, il est malheureux de constater que la guerre en Irak a fait des centaines de milliers de victimes. Mais dans ce décompte macabre, il convient de définir les responsabilités. L’armée américaine a perdu près de 4.000 hommes, en cinq ans, presque le même nombre des victimes du 11 septembre, tombées en une journée. Sans vouloir relativiser, et loin de tout cynisme, il convient de rappeler que chacun des pays industrialisés « ramasse » sur ses routes plus de 5.000 morts par an, victimes des accidents de la circulation. Ce fléau touche aussi les pays émergents, et le nombre des victimes est encore plus élevé dans les pays du tiers monde.

Mais en Irak, il est indispensable de noter que le plus grand nombre des victimes est dû au terrorisme et non à l’occupation. Certains diront que le terrorisme est un acte de résistance que justifie l’occupation. Certes. Mais les terroristes s’en prennent davantage à la population qu’à l’occupant. Le nombre des victimes dans chaque camp le prouve. Donc, la responsabilité des centaines de milliers de mort incombe à ceux qui ont recruté, alimenté, aidé, financé, armé et laissé transiter les terroristes sur leur territoire, pour rejoindre l’Irak. D’autant plus que l’objectif de ces pays manipulateurs, la Syrie et l’Iran, n’est aucunement la stabilisation de l’Irak. Bien au contraire, ils cherchent à le transformer en terrain de confrontation, dans deux buts : embourber les Etats-Unis pour les affaiblir et imposer leur diktat sur Washington (négocier le rôle syrien au Liban pour Damas et la stature d’une puissance nucléaire pour Téhéran) ; et mener leur guerre préventive contre les Américains, en dehors de leur propre territoire.

Aujourd’hui, après cinq ans d’intervention, d’occupation ou d’ingérence, et en dépit des difficultés qui continuent de se dresser devant la pacification de l’Irak, et alors que le débat refait surface dans la campagne électorale américaine, il est indispensable de relever des points essentiels souvent occultés à mauvais escient. Il faut d’abord reconnaître que les Américains ont soulagé le peuple irakien, dans toutes ses composantes, d’une imposante dictature de trois décennies, qui a ruiné le pays et le peuple. L’Etat de droit remplace, peu à peu, l’Etat policier. Les élites irakiennes estiment que la répression et les guerres de Saddam Hussein ont fait plus de victimes irakiennes que les Américains (sans parler des victimes iraniennes de huit années de guerre, ou les victimes koweïtiennes, un pays occupé et annexé par Saddam). Ils reconnaissent que l’Irak a réalisé des avancées significatives durant les cinq années d’occupation et citent, à titre d’exemple, la libéralisation médiatique et d’expression, avec désormais 250 publications politiques (journaux et revues) et 50 chaînes de télévision. La chute de Saddam et de sa clique partisane et tribale a permis la réhabilitation de milliers de fonctionnaires, sunnites, chiites et kurdes, dans leur emploi, après avoir été exclus pour leur opposition au Baas ou au clan Tikriti. Sans atteindre encore une situation idéale, les revenus du pétrole sont désormais mieux partagés, après avoir alimenté uniquement la bande de Saddam et du Baas, le parti qui avait réuni aux mains du Conseil de la Révolution l’ensemble des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, et qui a utilisé l’argent du pétrole pour arroser ses soutiens en Europe.

Sans la guerre, l’Irak n’aurait pas pu se débarrasser de 80% de ses dettes. Le dinar n’aurait pas été redressé face aux devises étrangères. Sous Saddam, un dollar valait 2.500 dinars. Il est aujourd’hui coté à 120 dinars. Le chômage a été réduit de 60% et l’inflation stoppée. Le pouvoir d’achat des Irakiens a connu une forte augmentation, due à la nouvelle grille des salaires et à la reprise de la vie économique et aux exportations croissantes de pétrole. Les spécialistes s’attendent à une croissance économique de l’ordre de 20 à 30% par an durant les années à venir, avec l’afflux des investissements étrangers et les efforts de reconstruction. L’objectif est d’atteindre 4 millions de barils de pétrole exportés par jour, dans les prochains mois. Dénier ces données revient à encourager le terrorisme à persévérer dans la déstabilisation de l’Irak.

Il en ressort que l’intervention américaine en Irak n’avait pas que du mauvais. George Bush l’a compris, et il vient de rappeler avoir pris « la bonne décision, sans remord ni regret ». Dick Cheney l’a aussi mentionné depuis Bagdad : « nous y resterons, même si les autres se fatiguent à notre place ». Et le candidat républicain, John Mc Cain, est décidé à « poursuivre la mission », voire même à l’élargir en débarrassant les Syriens de la dictature du Baas et les Iraniens de la mollarchie, qui soufflent sur la braise à travers la région. En définitive, quelques questions, douloureuses, s’imposent, et s’adressent essentiellement aux « pacifistes » du monde entier : est-ce que l’anti-américanisme peut-il justifier l’aveuglément de ceux qui décrient encore George Bush et sa politique ? L’hostilité à la superpuissance mondiale peut-elle justifier l’alliance avec les mini-puissances régionales, fussent-elles terroristes ?

Par badaboom
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Vendredi 21 mars 2008 5 21 /03 /Mars /2008 19:25

Ces derniers mois, l’alimentation électrique de Gaza a défrayé la chronique. Des voix en Israël s’élèvent périodiquement pour couper les fournitures électriques, pour contraindre les Palestiniens à cesser leurs tirs de roquettes sur les villes israéliennes. Aujourd’hui, il est désormais envisageable de fournir le courant à Gaza depuis l’Egypte.

Un accord cadre aurait en effet été conclu entre le Caire et Tel-Aviv, en vue d’alimenter Gaza depuis les centrales électriques égyptiennes. Ce qui permettrait à Israël, dans un délai de deux ans, de cesser toutes ses fournitures de courant à Gaza. Pour ce faire, un appel d’offre devrait être lancé dans les prochains jours, pour édifier des lignes de haute tension entre le territoire égyptien et Gaza, et de réaliser l’interconnexion entre les deux réseaux dans un délai de 12 à 18 mois.

Selon la presse israélienne, cette nouvelle ligne serait d’une capacité de 150 MW. Actuellement Israël fournit à Gaza 124 MW et l’Egypte 17 MW. Le projet devrait bénéficier d’un financement saoudien, à travers la Banque islamique pour le développement (BID).

Si les Palestiniens se réjouissent d’un tel projet, qui leur permet d’atteindre leur indépendance énergétique vis-à-vis de l’Etat hébreu, Israël voit dans ce projet un pas supplémentaire sur la voie du désengagement de Gaza. Cependant, les Israéliens perdent une carte stratégique et ne pourront plus exercer des pressions sur Gaza à travers les coupures électriques

Par badaboom
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Jeudi 20 mars 2008 4 20 /03 /Mars /2008 13:11

ISRAËL pensait que son passé l’avait placé à l’abri de tels phénomènes, mais découvre soudainement que le racisme et la discrimination sont de plus en plus répandus en son sein. Précédée d’une série d’actes d’antisémitismeet de discriminations à l’encontre de la minorité juive éthiopienne, la publication d’un rapport sur la montée du racisme en Israël a provoqué un débat particulièrement vif cette semaine.

Selon un sondage effectué par l’Association israélienne pour les droits civiques (ACRI), 75 % de la population juive d’Israël refuserait d’habiter le même immeuble qu’un Arabe, 50 % estiment que les Arabes ne méritent pas d’avoir les mêmes droits que les autres citoyens. Deux tiers des jeunes sont persuadés que les Arabes sont moins intelligents, pas instruits, sales et violents. Jusqu’à présent, ces préjugés contre la minorité arabe d’origine palestinienne ayant choisi de rester en Israël après la création de l’État juif en 1948 étaient considérés comme un mal inévitable. Et ils n’avaient jamais soulevé l’indignation des plus hautes autorités de l’État.
« La population arabe d’Israël ne peut plus vivre ainsi et la population juive d’Israël ne peut pas continuer de vivre avec de telles statistiques », a réagi le ministre israélien arabe des Sports et de la Culture, Ghaleb Majadle. Le ministre de la Construction et du Logement, Ze’ev Boim, a critiqué le rapport. « Comme ils sont minoritaires, alors tout est la faute de la majorité juive, juge-t-il. Les droits civiques doivent être les mêmes pour tous. Nous devons nous demander : que se passe-t-il de leur côté, quel est le comportement de la minorité vis-àvis de la majorité ? Est-ce que les Juifs peuvent entrer et vivre dans des immeubles ou même des quartiers habités par les Arabes ? »


Les Juifs d’Éthiopie discriminés


Les préjugés ne se limitent plus à la minorité arabe, qui compte aujourd’hui 1,2 million de personnes. Ils touchent aussi les Falachas, les Juifs d’Éthiopie dont Israël a sponsorisé l’immigration depuis trente ans. Ces dernières semaines, les médias israéliens ont fait état de plusieurs cas de « ségrégation » dans le système scolaire. Ainsi, une école religieuse de Petah Tikva, une banlieue déshéritée de Tel Aviv, a dispensé des cours séparément à quatre élèves d’origine éthiopienne nés en Israël. Leurs récréations n’avaient pas lieu à la même heure que les autres élèves. Motif : ils n’étaient pas jugés suffisamment religieux. Le premier ministre, Ehoud Olmert, s’est dit choqué. « Le sentiment d’injustice qu’ont les Juifs éthiopiens n’est pas détaché de la réalité, a-t-il dit. Nous devons changer cette réalité. » Tzippi Livni, la ministre des Affaires étrangères, a dénoncé les discriminations contre les Falachas sur le marché du travail et pour les locations d’appartement.
La multiplication des agressions antisémites contre les Juifs ultraorthodoxes, perpétrées par la forte minorité d’origine russe.

source: le figaro

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